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 éclopé - Thalia

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MessageSujet: éclopé - Thalia    Dim 5 Nov - 19:17



éclopé
" N'est pas mort ce qui semble à jamais dormir,
En d'étranges éternités, la mort peut même mourir. "




Appuyé contre un de ces vieux marronniers, je ne me demande même plus pourquoi ces arbres semblent bordés toutes les scolarités de l'occident et, las, je retire une cigarette du paquet. Je ne compte plus les minutes depuis des heures que je suis là, à admirer je ne sais quoi... peut-être ces tendres enfants qui sortent un à un de l'école, abandonnant leurs maîtresse pour rejoindre leur figure parentale. Ces derniers semblent percevoir en moi une attention malsaine, un étrange malaise les envahissant, les invitant à prendre leurs rejetons loin d'ici et, en quelques minutes à peine, la place est vide.
Une flamme jaillit de mon briquet et j'allume ma cigarette dans une grande inspiration, laissant le tabac envahir mes poumons. Je ne sais plus depuis quand ni pourquoi je fume, cela n'a pas vraiment d'importance et à vrai dire, j'ai l'impression que je pourrais arrêter dès demain, pourtant je reporte ma douce amie à mes lèvres sans la moindre gêne. Je me rappelle de la primaire et de tous ces cours de préventions, ces pauvres veillaient à ce que jamais on ne franchisse le pas mais de tous ceux que j'ai coutoyé, aucun ne s'y ai tenu. 'Essayer, juste une fois, pour ne pas mourir bête' : l'excuse d'un peu tout le monde, complètement futile. Se restreindre n'a de sens que si l'on adhère à une idéologie, quelle qu'elle soit et moi, je n'en ai aucune.

Cela ne fait qu'une dizaine de minutes que les enfants ont disparu que d'autres, plus âgés, apparaissent. Escadrille réduite de trois morveux avertis presque à l'âge  de raison qui errent façon gorille, robustes rustres résolus à dérouter du rachitique freluquet en mal d'être. Mon désarroi ne naît que lors du premier marron rétamé sur le bord de ma trogne, livrant une affreuse difformité ancrée autour de l'orbite, comme de ces gravures, un cocard souvenir d'une bagarre impromptue.
Je regarde le forcené du trio sans comprendre le projet dessiné par ses impacts acharnées, pendant que les deux autres, faquins renards admirant l'attraction produite, se délectent de la sonorité des criailleries retentissantes. La douleur m'extirpe de ma propre conscience lorsque je ressens l'hurlement d'un ours, réfugié dans mes entrailles, prêt à sortir pour s'affairer sur les gredins inconscient.

Dès lors, je ne suis plus l'adulescent en mal d'être et c'est toute l'atmosphère qui se change en lugubre scène d'un vieux film glauque dont les cris pré-enregistrés résonnent des jours durant dans le creux de vos oreilles, si bien que les trois gaillards ne sont plus aussi valeureux et chacun des coups paraît moins vigoureux que son précédant. La peur fait son nid, mais tous ne s'y attarde et ne s'y cache ; parfois, elle pousse la folie encore plus loin. Et sans attendre plus, un des faquins rentre dans la danse jouant de ses guibolles sur mon estomac, crachant un épais glaviots :"Blaireau, j'te r'vois traîner par là t'existe plus."


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MessageSujet: Re: éclopé - Thalia    Jeu 9 Nov - 23:07

Petite sœur?Aria & Thalia

Trainer près d’une école peut sembler bizarre. Les parents le voient souvent comme ça. Ils craignent toujours le pire pour leurs bambins. Mais ils ne sont pas assez prudents, sinon ils ne remarqueraient pas seulement le jeune homme près du marronnier. Ils verraient aussi la jeune femme à quelques mètres, assise contre un arbre. Non elle ne représente pas une menace, elle ne ferait jamais de mal à un enfant. Mais qu’est ce qu’ils en savent ? Juste par ce que c’est une femme elle ne pourrait pas essayer d’enlever un enfant ? Stupide raisonnement. La place se vide rapidement, les parents prenant soin d’éloigner leurs enfants du  jeune homme bizarre.

Il fume c’est tout. Il a le droit non ? De toute manière, s’il avait essayé de toucher un enfant de manière inapproprié, je lui aurais pêté un genoux. On verrait s’il pourrait toujours les poursuivre en béquilles. Je ne vais pas lui adresser la parole, n’ayant pas de raisons valables et pas grande envie de parler non plus. Il a l’air d’avoir besoin d’être seul de toute façon. Une dizaine de minutes à peu près passent tranquillement, le soleil chauffe doucement, pas beaucoup de bruit, en somme une belle après-midi qui promet de ne pas être trop mouvementée. Après les enfants, encore trop jeune pour rentrer sans leurs parents, apparaissent trois espèces de petites brutes, têtes et démarches typiques des petits caïds de la cour de récréation, le genre à martyriser les plus petits et à essayer de prouver qu’ils en ont déjà dans le pantalon. Trois petits débiles insupportables en somme. Malheureusement ce genre d’espèce est souvent doté d’un radar à tête de turc. Et il faut croire que le jeune fumeur a attiré l’attention du radar. Il se prend un marron dans la figure. Je me lève, espérant que les trois cacas en resteront là. Ce serait tellement dommage qu’ils rentrent en ambulance. Le jeune fumeur ne réplique et ne s’enfuit pas. Il est courageux. Ou complètement stupide. Cela dépend du point de vue. Soudain quelque chose change dans l’atmosphère. C’est comme si l’on était transporté dans un de ces vieux thrillers glauques, vous savez, ceux qui passent le soir très tard quand les enfants sont couchés. Une peur inexplicable se loge dans mes entrailles, mais je réussis à passer outre en me concentrant sur les agissements des trois petits cons. Vraiment y a des avortements qui se perdent. Ils ont rien d’autre à foutre ?

"Si tu ne dégages pas de suite c’est toi qui n’existeras plus."

Le meneur du groupe se tourne vers moi, délaissant brièvement sa pauvre victime. Il ne semble pas me prendre au sérieux. Très bien.  La vue du revolver le calme, le cliquetis de la sécurité enlevé le fait fuir, lui et ses compères. Je regarde le jeune fumeur. Si seulement cette sale ambiance pouvait disparaitre, laisser une impression de chaleur et de bien être revenir.

"Ca va ?"
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MessageSujet: é   Sam 11 Nov - 16:08



éclopé
" N'est pas mort ce qui semble à jamais dormir,
En d'étranges éternités, la mort peut même mourir. "




Je subissais un ravalement de visage non voulu quand une blondinette loin de la brebis s'est avancée et pas pour badiner ; il n'en fallut évidement pas plus pour que la triade de véreux ne tirent leurs gavroches loin du berceau de l'histoire pour rallier le bercail. Faut dire que la biquette vigilante s'était bien avisée de dégainer son flingue calibre bavarde pour abattre l'envie même d'objecter la moindre broquille de devise. Bref, deux minables secondes avaient suffit à rembobiner ceux dont les glaviots vaseux dégoulinaient encore de ma p'tite bouille velue.

Pourtant l'épouvante aversion provoquée chez les vermines s'était réverbéré instantanément dans mes ventrailles, prenant mes boyaux pour des abats et laissant s'éveiller une ébauche de bête vivifiante et bilieuse, hideuse, qui s'étouffa dans son éveil ; aussitôt éteint par la couardise des vindicatifs tertiaires. Point alors de plaie béante, mais un vertige persistant suivit cette entrevue malvenue. Encore que, la vérole ne devait pas être loin.

J'avais souvent l'impression que les vicissitudes de la vie voyait en moi une victime volontaire, pauvre voisin résolument coutumier de ces vils abordages. N'espérant alors que cette sauveuse ne le fut pas par vénalité mais par une vivifiante volonté vertueuse, c'est bien lorsqu'elle m'adressa quelques verbes que je vins à comprendre qu'il se s'agissait plus de la vilaine vociférante de l'instant précédent. Me relevant alors pour lui faire face, faisant fit des blessures, vestiges d'un passé que je voulais révolu.

" Un calvaire concis, ces vicieuses vermines ont eu là une bien admirable leçon. " J'eu alors tout le temps de prêter attention à celle qui n'était point une vipère, sans pour autant venir de la volière, reconnaissant alors celle qui m'avait semblé une bien chétive voisine de silence un peu plus avant. Voilà une nouvelle favorable, dont l'arme rappelait plus les vétérans que les acteurs de vaudeville, était-elle venue trouver forme de gloire, pure quête de vanité ? Aussi vaillante qu'elle avait été, il n'y avait pourtant aucun poste de héros vacant dans cette ville pleine de vice. Il n'y avait ici que des vénales vermines vantant une vie de violence, loin de la volupté auxquels certains voulaient s'attacher.

J'aurais pu vouloir la vengeance, seulement ce virulent verdict me semblait aussi vain que votif, l'inutilité vindicative d'un vieux gamin pris pour un pervers volage. " Merci pour votre bravoure inattendue, ce fut un véritable plaisir de vous compter parmi les vaillants s'attaquant aux violences vicieuses et souvent pris pour invisibles dont les victimes finissent par vomir. "


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